Spécial Start-up: Quand des patrons du Net veulent faire taire Capital

Lequel découvrira le Google de demain ? Capital a fait évaluer le business model de 40 start-up financées par les cadors du web. Le verdict n’a pas plu à tout le monde.


Beaucoup de réactions passionnées ont entouré notre enquête, publiée dans le numéro d’octobre et signée par Olivier Bouchara, sur les patrons vedettes du Web, titrée « Lequel découvrira le Google de demain ». Le sujet est bien dans l’air : fortune faite, Xavier Niel (fondateur de Free), Marc Simoncini (Meetic), Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister), Marc Ménasé (ex DG de Nextedia) et Pierre Chappaz (fondateur de Kelkoo) ont en effet décidé de financer des dizaines de projets d’e-commerce, de sites communautaires ou d’applications pour téléphones mobiles. Avec l’espoir, bien légitime, de trouver la perle rare et de décrocher le jackpot.

Mais ces entrepreneurs hors pair ont-ils autant de flair quand il s’agit de miser sur des jeunes pousses qu’ils n’ont pas créées ? Pour le savoir, Capital a utilisé une méthode rigoureuse consistant à réunir un jury de quatre experts du capital-risque afin de décerner une, deux ou trois étoiles, à chaque entreprise étudiée. Ces fins connaisseurs du business Internet ont posé une condition à leur participation : que seule la note globale du jury soit publiée, pour éviter d’être soumis à quelques pressions que ce soit. Comme il fallait donc établir une moyenne « lisible » (nous avons épargné à nos lecteurs les quarts de point) nous avons procédé ainsi : 1 étoile pour les sociétés qui n’ont pas atteint la moyenne (la note minimale étant de 1 étoile, cette moyenne est donc à 2), 2 étoiles pour celles qui l’ont tout juste obtenue, et 3 étoiles pour celles qui récoltent une note égale ou supérieure à 2,5. Bilan : 18 projets sont encore jugés incertains, 16 présentent un réel potentiel, et 6 décrochent les félicitations du jury. A vrai dire, cette répartition est assez classique dans le capital risque. Si on gagnait à tous les coups, ça se saurait.

Comme annoncé dans notre enquête, nous mettons donc en ligne la liste exhaustive des 40 sociétés soumises à notre jury. Sage précaution, car dès la sortie du numéro en kiosque, certains patrons du Web ont tenté de jeter le discrédit sur cette enquête, en mobilisant notamment leur réseau sur la toile, sous prétexte que leurs notes étaient parfois médiocres. Le patron d’Appsfire, Ouriel Ohayon, nous a même accusé d’avoir “bidonné” les notes attribuées par notre jury. Affirmation évidemment injuste, fût-elle relayée par Pierre Chappaz : pour son information, les notes données par nos quatre experts à Appsfire sont trois étoiles, deux étoiles, une étoile, une étoile.

A croire que dans le monde de la net économie, grisé par l’influence des blogs et des twitts, quelques uns ne supportent plus la liberté d’informer et l’indépendance totale des journaux comme Capital.

La rédaction/ Capital.fr

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