Algérie: FORMATION DES JOURNALISTES/ Mehal promet 400 millions de DA

Le ministre de la Communication s’est dit «offusqué» que des journalistes perçoivent un salaire de 6000 DA jugeant «inadmissible» qu’il y ait des journalistes «exploités» en Algérie en 2011.

Il sera enfin débloqué. Le fonds d’aide à la presse sera consacré à la formation des journalistes. Le ministre de la Communication, Nacer Mehal l’a promis. «Le fonds d’aide destiné à la presse nationale, de 400 millions de DA, sera entièrement consacré à la formation des journalistes», a-t-il affirmé, jeudi, lors de son passage au forum d’El-Moudjahid. Le ministre a rappelé qu’il y avait un fonds d’aide à la presse, de l’ordre de 400 millions de DA, qui était gelé et non exploité au niveau du ministère. «J’ai proposé de l’utiliser pour la formation des journalistes», a-t-il indiqué précisant que «cet argent sera consacré à la formation dans tous les segments, au bénéfice des journalistes de la presse publique et privée». Selon le patron de la communication, des conventions seront signées dans ce sens avec l’Université algérienne et des institutions étrangères. «On fera appel même à des professionnels étrangers», a-t-il précisé. Voulant professionnaliser le métier, le ministre assure que la formation demeure «extrêmement importante» dans le domaine du journalisme. «Elle constitue une priorité pour le ministère de la Communication», a-t-il encore réitéré. Le ministre a admis qu’il y a un grand manque en matière de formation tout en déplorant le faible niveau de la presse. Il s’engage à suivre de près cette question en lui consacrant un important volet dans la nouvelle mouture de la loi sur l’information. Selon lui, ce projet devrait être prêt d’ici juin prochain pour être soumis à débat avec les professionnels et d’autres partenaires intéressés. «Le Code de l’information n’est pas l’affaire d’un ministre ou d’un gouvernement, mais c’est l’affaire de la corporation qui doit être au niveau de la responsabilité qui est la sienne», a-t-il tenu à souligner. Le Monsieur communication de l’Algérie invite la famille de la presse, les partis politiques et les associations à participer à l’enrichissement de cette mouture. Pour lui, il s’agit d’aboutir à un projet de loi qui sera ensuite présenté au gouvernement puis au Parlement, mais «dans un cadre consensuel». «Nous devons aller vers une grande consultation et je reste ouvert à toutes les idées», a insisté le ministre. Il a indiqué que la loi 90-07 portant Code de l’information comporte des «aspects positifs», relevant cependant qu’elle n’a pas pris en compte l’évolution induite par les nouvelles technologies de l’information et de la communication qui ont permis l’émergence de la presse électronique et la télévision par Internet (Web-TV). «La nouvelle loi sur l’information doit intégrer ces nouveautés mais aussi améliorer les critères de création de journaux», a-t-il soutenu, déplorant l’existence de ««trabendistes» dans le journalisme, qui n’honorent pas la profession». Sur ce sujet, M.Mehal s’est dit «offusqué» que des journalistes perçoivent un salaire de 6000 DA. Pour lui, c’est «inadmissible» qu’il y ait des journalistes «exploités» en Algérie en 2011. Une grille nationale (des salaires) sera mise en place pour qu’il y ait un seuil minimum pour les journalistes. «Nous travaillons en collaboration avec le ministère du Travail et les syndicats de façon à assurer un plan de carrière au journaliste», a ajouté M.Mehal, expliquant qu’il s’agit de donner à travers cette action un «modèle» pour la presse privée. A propos de la carte de presse, M.Mehal a rappelé qu’il avait pris l’«engagement» d’établir cette carte vers le mois de juin ou juillet de cette année, indiquant qu’elle fera l’objet «d’un texte pour aller vers une commission paritaire». En réponse à certaines parties qui plaident pour la liberté d’expression, M.Mehal a affirmé que «nul n’a le monopole des libertés» en Algérie. «Je dis aujourd’hui haut et fort et de façon solennelle que nul n’a le monopole des libertés (en Algérie). Nous sommes tous des défenseurs des libertés», a-t-il souligné. Au sujet de l’ouverture du champ audiovisuel, le ministre a expliqué qu’il s’agit d’une décision politique.

Nadia BENAKLI/ L’Expression

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