Situation des droits de l’homme en Algérie: Le constat alarmant de la Laddh

Célébrant, hier à Alger, le 60e anniversaire de la proclamation de la déclaration universelle des droits de l’Homme, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh) a présenté un tableau peu reluisant de la situation de ces droits en Algérie.

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Les invités de la ligue, qui ont, tour à tour, traité du respect de cette déclaration et des différentes conventions y afférentes ratifiées pourtant par l’Algérie, ont tous abondé dans le même sens, à savoir la situation est plus qu’alarmante et nécessite un engagement de tout un chacun pour imposer un vrai respect de cette déclaration sous toutes ses formes.
Me Benissad, président de la Laddh, a estimé dans son intervention que la situation prête “à l’optimisme”. Cet optimisme se situe, selon lui, dans les acquis arrachés, mais cela reste, a-t-il regretté, insuffisant, car le pessimisme qui règne chez les militants est d’autant plus accentué par l’atteinte massive aux droits fondamentaux de l’homme et pour ainsi dire à la dignité  humaine. Il cite comme exemple la difficulté d’accès au travail, au logement, à l’enseignement des langues maternelles, le gel des libertés publiques et individuelles, celles liées au droit à la manifestation, au rassemblement… L’ex-député, Ali Brahimi, qui a traité du droit de vote et du respect du choix politique du citoyen, a indiqué que le régime électoral algérien est un appui à la fraude.
Il cite comme exemple le mode de scrutin de 1991, qui a permis une victoire à une minorité. Ce mode de scrutin proportionnel à deux tours, a-t-il expliqué, a aidé les islamistes à s’emparer de la majorité malgré le score réalisé, avec moins de 35% du suffrage. “Le mode de scrutin algérien est une approche formelle aux standards universels”, a-t-il ajouté.
De son côté, Me Abderahmane Arar, avocat au barreau d’Alger et militant, a traité du projet de loi portant profession d’avocat.
Pour lui, le projet de loi vise à attenter au droit de la défense. “Le droit de la défense n’est pas celui des avocats, mais celui des citoyens”, a-t-il précisé. Cette loi fera de l’avocat, a indiqué Me Arar, “un simple commis de la justice”.
Par ailleurs, il a évoqué le droit de perquisition du bureau et du domicile de l’avocat. Ce qui, a-t-il souligné, est contraire aux lois universelles.
De son côté, Krimou Madi a traité des droits des handicapés et a appelé à œuvrer dans le sens de la facilitation de l’intégration de cette catégorie selon, a-t-il indiqué, les compétences, en dehors de tout autre cadre social et de solidarité.

Par : Mohamed Mouloudj/LIBERTE

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